1 août 2025
Lycée

Orientation au lycée : comment lever les freins à l’orientation et lutter contre l’autocensure des élèves ?
Dans le contexte actuel de l’orientation scolaire, de nombreux élèves n’osent pas envisager certaines filières ou projets d’études. Cette autocensure, souvent silencieuse, freine leur potentiel et limite leurs ambitions. Elle peut être liée à l’origine sociale, au genre, à l’environnement familial ou encore aux résultats scolaires. Résultat : des talents restent invisibles, des parcours sont abandonnés avant même d’avoir été tentés.
Mais dès le lycée, il est possible d’agir pour accompagner chaque élève vers une orientation choisie, libre et alignée avec ses aspirations réelles.
Étape 1 : Identifier les mécanismes de l’autocensure scolaire
Les freins à l’orientation prennent souvent racine dans des croyances limitantes : “les études scientifiques ne sont pas pour moi”, “je ne suis pas assez bon pour viser une prépa”, “les métiers du numérique, c’est masculin”, etc.
Ces représentations sont souvent véhiculées inconsciemment par le regard des autres, l’absence de modèles ou le poids des stéréotypes de genre.
Prendre conscience de ces biais est la première étape vers une orientation éclairée et plus égalitaire.

Étape 2 : Créer des espaces de dialogue et de déconstruction
Pour aider les élèves à dépasser ces barrières, il faut créer des espaces de parole, où chacun peut exprimer ses doutes sans jugement. Des ateliers comme la Fresque de l’Orientation permettent justement d’explorer ses représentations, de partager ses hésitations, et de réfléchir collectivement aux parcours possibles. C’est une méthode active qui favorise l’estime de soi et la connaissance des options existantes.
Étape 3 : Montrer la diversité des parcours possibles
Valoriser des trajectoires inspirantes, concrètes et accessibles est essentiel. Cela peut passer par :
Des témoignages d’anciens élèves
Des rencontres avec des professionnels aux parcours variés
La découverte de filières peu connues mais prometteuses (ex : métiers du développement durable, formations artistiques, carrières scientifiques au féminin, etc.)
Plus les élèves voient que “des gens comme eux” ont réussi, plus ils s’autorisent à envisager d’autres possibles.

Étape 4 : Croire au potentiel au-delà des notes
Un élève en difficulté en maths peut exceller en sciences humaines. Un profil discret peut se révéler dans un projet collectif. L’évaluation scolaire ne reflète pas toujours les compétences réelles, ni les talents en devenir. Pour encourager une orientation et un choix de spécialité juste et ambitieux, il faut regarder aussi la motivation, la curiosité, la créativité, et faire confiance à l’élève dans sa capacité à évoluer.
Lutter contre l’autocensure : une responsabilité partagée
L’autocensure à l’école est un phénomène encore peu visible, mais bien réel. En tant qu’enseignants, parents, accompagnants ou structures d’orientation, nous avons un rôle à jouer pour soutenir l’égalité des chances, élargir les horizons, et faire en sorte que chaque élève puisse imaginer un avenir à sa mesure.
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